Focus sur l’uniforme de Chef.

De Vatel aux jurés émérites de Top Chef, en passant par le mythe Bocuse ; la cuisine a le vent en poupe au cœur de l’Hexagone ! Et cette histoire d’Amour dure depuis des siècles ; ce qui a eu pour effet de conférer à la France le titre de reine de la gastronomie. Ceci dit, si les chefs français ont acquis une telle réputation, leur costume unique a lui aussi bénéficié de cette célébrité, devenant réellement emblématique de cette profession et du prestige de la cuisine française.
Retour sur les éléments clés d’un uniforme de travail devenu légendaire.

La veste.

Si la veste de cuisinier nous vient du XIX ème siècle, inventée par le « roi des chefs et le chef des rois » Marie- Antoine Carême ; elle obéit avant tout à des considérations pratiques. Tout en conférant à son porteur une élégance et une majesté inégalables. A vrai dire, elle fait avant tout office de protection pour le chef, créant un rempart entre lui et les projections d’huile chaudes inhérentes à la profession. Mais elle peut aussi le protéger de la chaleur des fourneaux, laquelle peut occasionner des brûlures conséquentes. Or, la double épaisseur de tissus croisé peut sans peine éviter ce type de blessures. En outre, la confection de cette veste emblématique est également pensée pour gagner en efficacité, puisque le chef peut inverser les pans de celle-ci pour cacher une tâche sur ceux-ci, lors d’un passage en salle par exemple. Ce qui lui permettra d’aller saluer ses convives tout en conservant une allure impeccable.

Le tour de cou, torchon et tablier.

Tour de cou, torchon et tablier ont quant à eux uniquement une fonction pratique. En effet, le premier permet au chef assailli par la chaleur des cuisines de s’éponger le front ou le visage en cas de transpiration. De plus, il permet aussi d’éviter d’exposer la gorge aux écarts de températures, lesquels sont fréquents lorsque l’on travaille dans la restauration. Notamment du fait du passage incessant des cuisines à la chambre froide. Le torchon, porté sur le côté, remplace fréquemment la manique, permettant au chef de manipuler sans risque des plats brûlants. Enfin, le tablier est (sans surprise) destiné à protéger la veste et le pantalon (puisqu’il se porte au dessus du genou) des tâches et éclaboussures.

Le pantalon.

Si le motif traditionnel du pantalon de cuisinier a longtemps été le pied de poule, ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui et il arrive très fréquemment que le pantalon soit tout simplement assorti à la veste. Cependant, l’une des caractéristiques essentielles du pantalon de chef (et de toute personne travaillant en cuisine) et qu’il ne doit pas être doté de revers, afin d’éviter que ne s’y glissent des miettes ou autres déchets.

La toque.

Ceci dit, aucune tenue de chef ne serait complète sans la sublime toque blanche qui doit venir la couronner ! Et si elle est appréciée aujourd’hui pour son apport hygiénique (puisqu’elle permet d’éviter la chute de cheveux dans la nourriture), ce sont des considérations toutes autres qui ont motivé sa création, il y a de nombreuses années de ça … Saviez vous que l’usage de cette dernière remonte à l’Antiquité Assyrienne ? En effet, à cette époque où les empoisonnements parmi les familles royales étaient monnaie courante, les grands de ce monde cherchaient à s’assurer de la loyauté de leur cuisinier, payant leurs services grassement et leur conférant un prestige inégalable. Par conséquent, la toque symbolisait ce statut spécial car directement inspirée de la couronne portée par les rois qu’ils servaient. Cependant, c’est au XX ème siècle qu’elle prendra sa forme bien spécifique, façon haut de forme.

A noter, petite indiscrétion savoureuse, certains affirment que les cent plis qui forment la toque représente le nombre de façons dont un chef sait préparer un œuf …
Alors légende ou réalité ? Quoiqu’il en soit, vous voilà incollables sur le sujet !

Cet article est une contribution libre rédigée par un auteur partenaire et non par la société elle-même.

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